- Les négociations au sein de la Communauté valencienne restent au point mort après le rejet, par la majorité des syndicats, de l'offre concernant les salaires et les ratios d'effectifs.
- La protestation s'est radicalisée avec un campement illimité dans le centre de Valence et des plaintes concernant des violences policières lors des manifestations.
- Le mécontentement des enseignants se propage à travers l'Espagne, où les syndicats envisagent déjà une grève générale majeure pour la rentrée scolaire de septembre.
- L’administration propose des mesures de numérisation et des investissements dans les infrastructures, mais le personnel enseignant exige des améliorations immédiates des conditions de travail et davantage de ressources pour la diversité.

La situation dans les écoles est explosive. Ce qui a commencé comme une protestation localisée contre la gestion de l'éducation publique dans la Communauté valencienne est devenu une poudrière qui menace de s'étendre à tout le pays. Les enseignants, qui entament leur quatrième semaine de grève illimitée, ne montrent aucun signe de fléchissement, leurs positions face à l'administration restant dans l'impasse. blocage total sur les questions fondamentales comme les salaires et les conditions de travail en classe.
L'atmosphère est si tendue que les tensions ont débordé des bureaux pour gagner la place publique. Tandis que les principaux syndicats dénoncent un véritable manque de volonté de négocier, le mécontentement s'est propagé à d'autres communautés autonomes, où les enseignants commencent déjà à s'organiser en vue d'une possible grève massive en septembre. La combinaison d'une bureaucratie écrasante et de… perte cumulative de pouvoir d'achat Cela a créé une situation explosive dans un secteur qui se sent abandonné par les décideurs politiques.
Le blocage dans la Communauté valencienne et l'impasse dans les bureaux de vote

La dernière réunion entre le ministère de l'Éducation et les représentants syndicaux s'est terminée de la pire des manières. La ministre Carmen Ortí a brusquement mis fin à la séance après à peine une heure de discussion, laissant les syndicats STEPV, CCOO et UGT sur place. Face à cette situation, les représentants des travailleurs ont décidé se barricader à l'intérieur du siège administratif comme moyen de pression, en exigeant un document de base qui ne se limite pas à ce qu'ils considèrent comme des « miettes » ou à des accords déjà conclus avec d'autres organisations minoritaires.
Le principal point de blocage est sans aucun doute le blocus économique et l'imposition de certains critères linguistiques qui affecteraient la loi sur la liberté d'enseignement. Bien que le gouvernement catalan insiste sur la fermeté de son offre et sa volonté d'améliorer le système, les syndicats maintiennent qu'un 91 % du personnel enseignant Le syndicat a rejeté la proposition officielle lors de consultations internes. Pour les grévistes, il ne s'agit pas seulement d'une question financière, mais aussi de restaurer la dignité d'une profession qu'ils estiment mise à mal par les changements constants de la réglementation actuelle.
Des camps et des mobilisations qui rappellent le mouvement du 15M

Faute d'accords conclus à huis clos, la protestation a pris un caractère beaucoup plus visuel et énergique. Un groupe d'environ 200 enseignants a décidé d'organiser un rassemblement. campement indéfini sur la Plaza de la Virgen À Valence, imitant les mouvements citoyens des années passées, des enseignants, installés sous près de vingt tentes, entendent sensibiliser le public à leur lutte, dénonçant ce qu'ils qualifient d'autoritarisme de la part des autorités éducatives qui refusent d'écouter leurs revendications.
Le conflit a également donné lieu à des images déplaisantes, comme l'incident où un enseignant a dû recevoir des points de suture après une charge policière devant le ministère de l'Éducation. Ce genre d'événements n'a fait qu'attiser davantage le mécontentement. verser de l'essence sur le feu Ces manifestations ont incité des familles à rejoindre le mouvement par le biais de grèves de solidarité, où des parents choisissent de ne pas envoyer leurs enfants à l'école afin d'offrir aux enseignants grévistes un répit économique et moral.
Qu'y a-t-il réellement sur la table des négociations ?

Le gouvernement a lancé un plan prévoyant un investissement de 370 millions d'euros, principalement destiné aux infrastructures et à un nouveau système de gestion numérique appelé EDEN, censé réduire la paperasserie. Ce plan vise à réduire progressivement les effectifs jusqu'en 2031, avec un plafond fixé à… 22 élèves pour l'éducation de la petite enfanceToutefois, pour les syndicats, ces dates sont trop lointaines et ne résolvent pas le chaos qui règne actuellement dans les écoles et les établissements d'enseignement.
- Réduction du nombre d'élèves par enseignant : les enseignants exigent que cette mesure soit mise en œuvre immédiatement, et non dans un délai de sept ans.
- Amélioration salariale : Une révision à la hausse est demandée afin de compenser l’inflation accumulée au cours de la dernière décennie.
- Moins de bureaucratie : le recours à l’intelligence artificielle proposé par le Consell ne convainc pas les enseignants, qui préfèrent un personnel administratif plus nombreux et un système adapté. Formation en IA pour les enseignants.
- Attention à la diversité : Il est urgent d'accroître le nombre de spécialistes de l'audition, du langage et des besoins spéciaux.
Un malaise qui franchit les frontières régionales

Ce qui se passe à Valence ne semble être que le prélude à un mouvement bien plus vaste à l'échelle nationale. Des organisations comme le syndicat CSIF ont déjà alerté sur le mécontentement généralisé qui règne dans toute l'Espagne, dû à la paralysie du ministère de l'Éducation. Les critiques fusent de toutes parts. L'investissement réel a stagné. Alors que les défis en classe continuent de croître, notamment en ce qui concerne l'augmentation du nombre d'élèves atteints de troubles du spectre autistique, qui a été multiplié par six en quelques années seulement.
L'absence de budget national a plongé le système éducatif dans une sorte de vide financier, affectant à la fois les régions gouvernées par le Parti populaire (PP) et le gouvernement central. De nombreux professionnels se plaignent d'être contraints de suivre des formations de plus en plus nombreuses et complexes. responsabilités sans le soutien nécessaireCette situation engendre un épuisement mental chez le personnel, ce qui pourrait conduire à une grève générale de l'éducation si des solutions ne sont pas présentées avant la rentrée scolaire en septembre.
Vers une rentrée scolaire incertaine et conflictuelle

L'Union des étudiants et d'autres plateformes appellent déjà à une rébellion totale, proposant une grève générale de 24 heures qui paralyserait l'activité économique et sociale. Elles affirment que l'éducation publique est une victoire pour les familles ouvrières et que la défendre est une victoire pour les familles de la classe ouvrière. une tâche pour toute la sociétéCe ne sont pas seulement les personnels scolaires qui sont concernés. Le climat de confrontation est tel que la rentrée scolaire après l'été s'annonce comme l'une des plus complexes de ces dernières années si l'administration ne prend pas de mesures convaincantes.
L'avenir de l'éducation publique se joue aujourd'hui, dans un climat de tensions constantes où le dialogue fait cruellement défaut et où les manifestations ne cessent d'évoluer. La résolution de ce conflit exige inévitablement que les deux parties s'assoient à la table des négociations. volonté de faire des compromis sur leurs positions Des négociations initiales semblent peu probables compte tenu de la méfiance réciproque. Il faudra attendre l'été pour voir si les tensions s'apaiseront ou si, au contraire, la rentrée scolaire de septembre donnera lieu à une lutte syndicale sans précédent à l'échelle nationale.
